Mélenchon est un yankee?

Un bouquin sur la gauche américaine?

Autant se taper « Promis j’arrête la langue de bois » quitte à vouloir sombrer dans un monde paranormal. Mais non  pour moi la gauche américaine se résumait à ça alors quand j’ai vu que ce bouquin est écrit par un professeur de la New School for Social Research je me suis dit qu’il valait mieux sortir de mes vieux skeuds ripoux des années 90 et lire attentivement cet essai.

Bon on va pas se mentir Eli Zaretsky prêche pour son église vu qu’il est un des représentants de ce qu’on appelle aux states la Nouvelle Gauche. Pour faire simple le système ricain est basé sur le bipartisme: Républicains et Démocrates, toutes les autres structures ne pouvant pas rivaliser aux élections en sont donc réduits à l’activisme ou au lobbyisme histoire d’exister et de faire avancer leurs points de vues.

Les Etats Unis sont la nation qui ont le plus confiance dans le libéralisme, la grande majorité de sa population ne pensant même pas qu’il soit possible de vivre sous un autre système sans qu’on finisse avec des chapkas grises et des goulags dans le Colorado. Les 2 grands partis institutionnels ne critiquent donc pas cet état de fait. Les Républicains représentant une droite dure et décomplexée (tiens ça me rappelle quelque chose) et les Démocrates malgré ce qu’en pensent les médias hexagonaux n’étant qu’un parti de droite qui tenterait juste de mêler un peu de social dans tout le merdier consumériste histoire de pas laisser trop de clampins sur le côté du pick up. Bref c’est pas demain que les chars soviétiques vont être invités pour la parade de Thanksgiving. A ce niveau là on veut juste se pendre car on se dit que de toute façon cette nation reste le modèle universel à suivre par le biais de la mondialisation que ce soit au niveau politique, économique ou culturel.

Eli, oui permettez de l’appeler Eli, il est de gauche, il va pas gueuler si on le tutoie non plus, décompose son essai en trois moments clés de l’histoire américaine: le débat sur l’abolition de l’esclavage, le 2ème entre 1880 et le New Deal de Roosevelt et enfin la période des sixties, des mouvements sociaux radicaux et de la lutte contre la guerre du Vietnam. Sa thèse se base sur le fait qu’à chacune de ces 3 grandes phases historiques il ya eu des militants, des organisations pour défendre une vision radicale de ce que l’on pourrait appeler communément des valeurs de « gauche ».

Pendant le débat sur l’abolition de l’esclavage qui débouchera sur la guerre de Sécession il nous montre le travail admirable des abolitionnistes qui ne voulaient pas juste stopper l’esclavage mais bien permettre l’égalité raciale aux Etats Unis, ce qui en terme de conséquences n’a rien à voir. Il en fait de même pendant la période du début du XXème siècle qui sera le summum et la chute d’un capitalisme purement national qui conduira au krach de1929 et à la crise mondiale en énumérant les courants socialistes, communistes et anti capitalistes qui réclament des réformes sociales avancées. Le 3ème point du livre se basera sur les années 60, les mouvements féministes, anti guerre, ethniques (black panthers…), anti racistes… qui entraîneront dans leurs sillages les grands bouleversements de l’Europe de l’Ouest au même moment où derrière le rideau de fer on se bat contre les tanks avec des pierres et des drapeaux soulagés de leurs faucilles & marteaux.

L’auteur qui s’enthousiasme enfin pour Occupy Wall Street ne sombre pourtant pas dans une naïve espérance, c’est un déçu d’Obama comme tant d’autres, il démontre pourtant dans son livre que dans chaque phase vraiment critique des Etats Unis se sont formés des groupes de pensées qui ont réussis ou non à pousser les gouvernants à aller dans le bon sens. Ce livre se veut être une touche d’espoir même si la situation nous rappelle chaque jour un peu plus l’énormité de la tâche à accomplir.

Du nouveau chez UVPR?

Après quelques mois de silence, du nouveau sur UVPR Vinyles:
UVPRV23 – « La Force Dans La Oi! » Compile EP.
4 nouveaux groupes oi! français sur un 45T. 3 premiers titres pour Lion’s Law (Paris), Larçin (Lille), et The Fanatiques (St Etienne), et un nouveau titre de Maraboots (Paris) avec de Jenny Who (Canada). 3 ans après « Oi! L’Album », la relève est bien là!

Insert couleur ouvrant et pochette à voir ici même: http://www.uvpr.fr/product.php?id_product=48 .

Quelques liens pour découvrir les groupes:
http://larcin.raahbeta.net/ , http://maraboots.skinhead.fr/ , http://lionslaw.bandcamp.com/

 

 

EP: 6 euros port compris.
5 copies : 20 euros port compris.
Distros/ boutiques nous contacter pour notre liste prix de gros.

 

Et puis sorti sur un label ami, nous distribuons pour la France:

 

– The 80’s LP (Oi! Strike).
Reprises des classiques de la oi! Italienne avec un son actualisé (ex-Colona Infame skinhead), album génial pour (re-)découvrir la oi! Italienne, enfin en vinyle.
quelques titres à écouter:
http://www.youtube.com/watch?v=2Jkrh5GfDR4
http://www.youtube.com/watch?v=87M1hX1EJec

LP: 15 euros port compris.
Distros: 7 euros + port.


Les deux disques commandés ensemble: 20 euros port compris.

Par chèque à la BP ou paypal à benjamos@free.fr (rajouter 1 euro pour les frais).

Hell On Wheels

T’as kiffé Lucky Luke avec Jean Dujardin et tu restes obnubilé par le jeu d’acteur de Terence Hill? Pas grave chacun à des goûts de chiottes, mais tu peux toujours te rattraper sur l’époque du Far West sans avoir à aller craquer tous tes tickets restos à Buffalo Grill, surtout si c’est pour finir ivre mort avec une haleine de bison juste parce que t’as sifflé 3 indiens.

Hell On Wheels est une série historique genre Deadwood mais en moins HBO. Ok ya des putes, des meurtres et des porcs qui bouffent du cadavre mais c’est quand même moins l’abattage que dans sa consoeur cowboyesque. L’histoire suit ici l’avancée de la construction du chemin de fer à travers l’Ouest américain, autant dire l’histoire avec un grand H pour les yankees pire que les Visiteurs pour nous.

Cullen Bohannon est le héros de la série, ex officier de l’armée confédérée, ancien propriétaire d’esclaves il avait vraiment tout pour attirer la sympathie du public mais la guerre de Sécession est passée par là. Cullen a compris que l’esclavage c’était aussi naze qu’élire un président à la tête de l’UMP alors il a lui même affranchi les sympatoches uncle’s Ben qui squattaient ses champs de coton. Vous me croirez si vous voulez mais la guerre n’étant pas qu’une chouette partie de cache cache en forêt, elle lui laissera un petit souvenir familial pas des plus fun qui lui permettront de sombrer dans la vengeance, ce qui il faut le dire permet de passer le temps de façon constructive.

La guerre finie, il se retrouve dans la colonie « Hell On Wheels » au fin fond du Nebraska où s’éclate tout le lumpen prolétariat immigré à creuser des tranchées et installer des rails pour le chemin de fer, le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous comme dirait nos amis cheminots.

Tous les éléments festifs de l’image d’Epinal du Far West sont ici réunis: haine raciale, prédicateur alcoolique qui ferait passer les sermons de Raël pour des thèses de Doctorat, amateurs de potence & de bagarres de saloon sur fond de country psychédélique, indiens en peintures de guerre bien décidés à scalper du visage pâle à la pelle, naïfs utopistes qui finissent bien souvent avec une balle dans la bouche…Le tout chapeauté par Thomas Durant, big boss du chemin de fer et mentor de toutes les pourritures de PDG actuels sans aucun doute. Bref le capitalisme est bien en place et pose tranquillement ses jalons de l’Est à l’Ouest dans une aventure humaine qui ressemble plus aux aventures des Pieds Nickelés qu’à un bouquin de Noam Chomsky.

La série suit donc le destin de quelques « héros » de cette épopée qui a forgé les Etats Unis tels que nous nous les imaginons, un capitalisme sauvage règne de la loi du plus fort et du plus riche, une armée de bras cassées prêts à s’entretuer pour une bonne bouteille de gnôle ou les faveurs d’une fille de joie. 3 saisons ont été tournées et ce malgré pas mal de critiques aux USA, en tout cas moi je trouve ça bien cool de mater du western sans avoir à se taper 3 heures d’harmonica à suivre.